Ne
me regarde pas ainsi, si je joue la comédie
Certains
jours, ma vie est une immense scène
Je
découvre chaque instant, une part de tragédie
Je
tente de t’éviter quelque fois, bien de la peine.
Je
souris, même si j’ai envie de pleurer, encore
Mais
la vie doit être un cadeau, avec sa valeur
Au
fond de moi, je sens mon âme qui se tord
Elle
est limitée et ne peut prendre son ampleur.
Je
te parle alors que j’aimerai juste, me taire
J’habite
les silences, qui nous feraient mal
De
ces ombres sans fin, je pense m’extraire
Tu
peux lire l’amour, sur mon visage pale.
J’entends
tous les mots que déjà, tu chuchotes
Ne
m’en veux pas, si je cherche les réponses
Dans
le noir du moment, mon cœur sursaute
Et
dans ma chair, mes ongles s’enfoncent.
Je
suis une image à tes yeux ou une photo
Les
larmes sont cachées tout au fond de moi
Où
donc a passé le plus vieux des radeaux
Détourne
ton regard, tu sens, j’ai si froid.
29/12/2004
Michèle
R. De Guise
Michèle R. De Guise
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